Voici une vidéo réalisée avec Samuel et Thomas!
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22 nov. 2016
19 nov. 2016
Le rituel du maté
Le
maté est une boisson chaude contenant des herbes, un peu comme du
thé si vous voulez. Maisbol avec du bois à l’intérieur). Le mot maté désigne à la fois la boisson et la calebasse. L'herbe « yerba maté », est une feuille d' Ilex paraguayensis, proche du houx, séchée et hachée . Cette sorte de thé est très amère et
surtout elle se boit dans une calebasse appelée aussi maté.
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| mon nouveau maté, explication plus bas |
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| Les herbes de maté, en Argentine il y en a plus de 10 sortes dans les magasins. |
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| Voici ce qu'on trouve en ouvrant un des paquet. |
L'Argentine
est le premier producteur et consommateur mondial de cette feuille.
Les Argentins en consomment en moyenne 5 kg par personne et par an.
« La
bombilla » est la paille avec de multiples petit trous qui est
utilisée pour aspirer l'eau chaude sans avaler de « yerba ».
Cette
boisson peut se boire en solitaire mais les argentins la partagent
souvent entre amis ou en famille. Ils utilisent tous la même
bombilla.
Comment
servir le mathé en respectant les consignes
(Merci
à Nachos pour ses explications)
Le
cebador (le serveur) remplit la calebasse d'herbe aux ¾ puis il y
plonge la bombilla que personne ne doit bouger pour qu'aucune herbe
ne rentre dedans. Il ajoute doucement de l'eau frémissante dans le
maté. Le cebador goûte la préparation en premier. S'il l'a trouve
trop amère, il recrache la ou les premières gorgées. Lorsque le
goût lui convient, il propose la calebasse à son voisin de droite,
en la tournant de façon à ce que la bombilla soit dirigée vers le
buveur.
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| Il faut tout boire, alors vous me comprenez il vaut mieux avoir un petit maté. |
Imaginez
être le buveur, vous prenez le maté avec la main droite (de la main
gauche, c'est malpoli) et vous buvez tout le contenu. Vous devez
rendre la calebasse au cebador, la bombilla toujours dirigée vers
lui.
Le
cebador reverse de l'eau dans la calebasse et la propose à votre
voisin de droite qui boit le contenu et la rend au cébador. Ainsi de
suite jusqu'à ce que cela soit à nouveau à votre tour.
Si
vous mettez trop de temps à boire, le cebador raconte une blague aux
autres participants pour que vous compreniez que vous êtes trop
lent.
Si
vous dites merci après où avant avoir bu le maté, c'est que vous
n'en voulez plus. Vous rendez alors le maté.
Habituellement.
Si les participants veulent continuer, un autre cebador est désigné
pour servir mais si tout le monde dit merci, c'est terminé. le
cebador remplit au moins 2 fois la bouilloire d'eau chaude. S'il en a
assez (à partir de ce moment là), il arrête .
Nous sommes allés dans un marché, nous avons vu beaucoup de belles choses mais ce maté m'a tapée dans l’œil. Le marchand était très gentil et à bien voulu inscrire mon nom et PATAGONIA sur le maté. Habituellement les bombillas sont faites en métal mais j'ai ai eu une construite en bambou, la première bombilla des gauchos. Maintenant c'est moi le cebador et je sers le maté à toute la famille.

Nous sommes allés dans un marché, nous avons vu beaucoup de belles choses mais ce maté m'a tapée dans l’œil. Le marchand était très gentil et à bien voulu inscrire mon nom et PATAGONIA sur le maté. Habituellement les bombillas sont faites en métal mais j'ai ai eu une construite en bambou, la première bombilla des gauchos. Maintenant c'est moi le cebador et je sers le maté à toute la famille.
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| Il faut servir doucement l'eau, pour que l'herbe se gorge d'eau et rende sa saveur. |

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| Dans la caravane du marchand. |
11 nov. 2016
Périto Moreno
Le vendredi 28 novembre,
nous faisons une petite pause déjeuner dans une panaderia de la
ville d'El Calafate (une boulangerie). Nous prenons du pain, des
sandwiches et profitons du wifi pour envoyer quelque messages. Nous y
rencontrons Marie et Max, 2 voyageurs français en sac à dos, super
sympas. Il nous donnent l'adresse du "lago roca", un lieu apparemment très joli. Après avoir terminé nos petites affaires
nous y allons et les retrouvons. Nous partageons un repas et de
belles histoires.
Le lendemain le ciel était gris, nous décidons de
rester. Céleste et moi repérons de nombreux arbres à notre hauteur
et nous amusons à les escalader, c'était un peu instable mais
rigolo. Marie nous a donné un roman, je le lis avec plaisir, nichée
sur une grosse branche.
Le lendemain, départ pour le Périto Moreno,
nous emmenons Marie et Max sur la piste qui nous sépare de ce lieu
magique. Nous nous arrêtons dans un petit parking et voyons les
Courtiseurs, youpi !!!
Nos deux amis nous quittent et font du stop pour arriver tôt au Périto. Nous continuons notre route jusqu'à un grand parking et descendons sur des passerelles, nous prenons le premier circuit. Il y avait plein d'autres chemins pour le voir sous différents angles.
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| La vaisselle ...(avec Marie) |
Nos deux amis nous quittent et font du stop pour arriver tôt au Périto. Nous continuons notre route jusqu'à un grand parking et descendons sur des passerelles, nous prenons le premier circuit. Il y avait plein d'autres chemins pour le voir sous différents angles.
Nous restons bouche-bée !
Un immense morceau de glace s'est formé sur la pente de la montagne
et semble avancer vers l'eau en contrebas.
Des pointes se sont
formées et des failles d'un bleu très joli mais indescriptible parcourent le glacier. Régulièrement nous apercevons de petits
morceaux de glace tomber du glacier. Nous réussissons à filmer la
chute de 2 gros morceaux.
Malgré la pluie, le vent glacial et les nuages gris, nous restons plus d'une demie heure sur la même plateforme a contempler ce paysage si unique. Nous avions tellement froid que nous décidons, malgré tout, de retourner au camion prendre un chocolat chaud. Nous nous habillons plus chaudement et mettons chacun un bonnet. Les Courtiseurs nous rejoignent et nous y retournons tous ensemble. Au bout d'un moment (les enfants), nous décidons de faire une course mais rapidement, Céleste se prend le pied dans un petit trou et tombe. Elle s'est bien écorchée le genou mais elle sourit toujours et une croûte est en train de se reformer (ouf!!!).
Malgré la pluie, le vent glacial et les nuages gris, nous restons plus d'une demie heure sur la même plateforme a contempler ce paysage si unique. Nous avions tellement froid que nous décidons, malgré tout, de retourner au camion prendre un chocolat chaud. Nous nous habillons plus chaudement et mettons chacun un bonnet. Les Courtiseurs nous rejoignent et nous y retournons tous ensemble. Au bout d'un moment (les enfants), nous décidons de faire une course mais rapidement, Céleste se prend le pied dans un petit trou et tombe. Elle s'est bien écorchée le genou mais elle sourit toujours et une croûte est en train de se reformer (ouf!!!).
Petite
description d'un glacier:
Le
"cœur" du glacier est constitué par la "zone
d'accumulation". C'est là que la neige tombe, se comprime et se
transforme en glace. Sous l'effet du poids, le glacier glisse sur la
pente de la montagne. Au cours du glissement, la glace commence à
fondre et se mélange avec de la terre et des pierres. Ils se forme
ainsi une sorte de lubrifiant naturel qui permet au glacier de
continuer son avancée. Les déplacements provoquent des fissures,
des crevasses et des déformations dans la glace.
À l'opposé de la zone
d'accumulation, "la zone d'ablation" désigne le lieu où
la glace fond. Si la neige tombe davantage dans la zone
d'accumulation et qu'elle ne fond pas dans la zone d'ablation, le glacier
avance. Dans le cas contraire, il recule.
Le Périto Moreno est l'un
des seuls glaciers au monde à ne pas souffrir du réchauffement climatique. Il avance de 2m environ par jour (mais se
casse aussi tous les jours à peu près au même niveau).
D'où la couleur bleue des glaciers vient-elle ?
Lorsque la glace n'est pas
compactée, il se forme des bulles d'air dans lesquelles s'infiltrent
les rayons solaires de grande longueur d'onde de la lumière blanche. C'est
pourquoi ces zones nous paraissent blanches. Lorsque la glace est
comprimée, sous l'effet de son poids, seule la lumière bleue, de
courte longueur d'onde, peut s'infiltrer. Plus la glace est compacte,
plus le chemin de la lumière est long, et plus la glace paraît
bleue.
3 nov. 2016
Estancia Harberton et le parc national des "Torres del Paine"
Nous quittons Ushuaïa pour aller à
l'Estancia Harberton. En chemin, nous prenons un policier en stop
(sa voiture était tombée en panne). Au bivouac nous trouvons les
Courtiseurs, nous pêchons avec eux des truites. Nous les dégustons
au barbecue avec des bananes au chocolat en dessert. Soirée au bord
du feu réussie...à refaire!!!
Nous sommes allés au bout de la RP30,
la route la plus au sud de la planete.
Nous quittons les Courtiseurs en fin de
matinée et commençons à rouler...cette fois, nous remontons vers
le nord. Nous passons la frontière pour sortir de l'Argentine, un
monsieur nous dit qu'il y a une manifestation du coté Chilien et que
la frontière est fermée, elle ouvrira entre 18h et 19h.
Il y avait 25 gros camions routiers et
une dizaine de voitures devant nous... vous imaginez la file
(gigantesque!!!) Une cinquantaine de personnes attendaient dans le
hall de l'entrée et il fallait attendre notre numéro.
Quand je suis sortie du camion, des
français sont venus me voir. Il s'agissait d'un vieux couple, il me
demande:
«Vous venez d'où? » je m’apprêtais
à leur dire bonjour mais apparemment il s'en fichait, je leur
répond «de Bretagne, à Vannes». Ils repartent alors sans même me
parler.... Dans le hall on les revoit et ils me disent «alors comme
ça on sèche les cours?». Je leur répond «non, on travaille le
matin», à nouveau, ils ne me répondent pas et se tournent vers
Julien qui venait d'arriver...Pas très aimables !
Finalement nous réussissons à passer
la douane vers 20h...ouf!
Le lendemain matin, nous montons sur le
bateau à 11h 30 pour traverser à nouveau le détroit de Magellan
avec le camion. Nous quittons la Terre de Feu!
Nous mangeons au restaurant de
l’embarcadère de Punta Delgada puis reprenons la route. Notre
destination est Puerto Natalès où nous achetons du pain et des
légumes. Nous en avons pour 5600 pesos chilien, Maman fait un
«gloup» mais en regardant sur le convertisseur cela ne représente
que 7€.
Dans une station essence Julien à eu
peur que l'on nous ait servi de l'essence à la place du diesel. Dans
cette station nous avons voulu prendre une douche, mais l'eau ne
coulait pas et ça sentait l'urine...Cela nous a vraiment dégoûté
et nous avons décidé de repousser la douche... Nous avons retenté
le remplissage de gaz mais encore une fois les bouteilles française
leur posent un réel problème.
En soirée, nous avons déniché un
bivouac devant une cascade où il n'y avait personne. Nous nous
sommes installés juste en face.
Le lendemain il y avait du monde
partout autour de nous mais nous avions le meilleur emplacement!
Avec Lalie nous avons fait un shampoing en chauffant l'eau de la
cascade. Nous avons aussi fait un feu: Maman a pu cuire son pain,
Julien la viande et Lalie et moi des chamalows grillés.
Le lundi 23 octobre nous entrons dans
le parc national Torres Del Paine. Nous empruntons les pistes
sinueuses du parc et nous arrêtons souvent pour prendre des photos
car les paysages sont exceptionnels: nous voyons des montagnes
enneigées, des lacs bleus turquoises, des collines verdoyantes...
Nous faisons une randonnée qui nous a permis de voir le glacier
Grey et d'admirer des icebergs d'un bleu magnifique qui flottaient
sur le lac. Ici il y a énormément de vent!!!
Nous voyons souvent des guanacos, c'est
entre un cheval et un lapin...
Le lendemain, nous avons fait une
randonnée de 6 heures qui nous a conduit aux pieds des «Torres».
Nous avons traversé des forêts et emprunté des ponts en bois. En
arrivant il y avait un magnifique lac bleu turquoise dominé par les
Torres.
Lalie et moi étions super heureuses
d’être devant ces imposantes montagnes.
Sur le chemin du retour, nous
rencontrons Stéphane, un voyageur français qui est en Amérique du
Sud pour 6 mois. Nous faisons tout le trajet du retour en sa
compagnie, il a beaucoup d'histoires incroyables à raconter sur son
voyage. Nous apprenons aussi qu'il a fait le tout premier Koh Lanta.
Après cette grosse randonnée on l'invite à boire un café puis il
a du repartir car il voyage en bus.
En soirée, nous nous introduisons en
cachette dans une auberge de jeunesse et prenons une douche car nous
en avons bien besoin et repartons en courant.
Le lendemain
nous allons voir la Laguna Azul, un très joli lac avec les Torres
derrière, trop beau !!! Ensuite nous allons voir une cascade et
sortons du parc.
Nous passons la frontière vers l'Argentine et nous
sommes encore bloqués 3h à cause des manifestations du Chili. Le
soir nous fêtons l'anniversaire de Julien au restaurant d'une
station essence, au milieu de chauffeurs routiers argentins qui
regardaient un match de foot. On lui a offert un maté avec des
briquets d’Ushuaïa et des dessins réalisés pendant la route et
les pistes (donc lorsque nous étions secouées! )
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