13 oct. 2016

"Cabos dos Bahias"

La journée du Dimanche 9 Octobre, nous sommes partis à «Cabo Dos Bahias» dans une pingouinerie. Les pingouins faisaient un bruit assourdissant car les mâles appellent tous leurs femelles. Malheureusement nous ne sommes pas arrivés à la bonne période pour voir leurs bébés.









Nous avons aperçu un camping-car et en regardant de plus près nous avons vu que la plaque était française, nous avons discuté avec ses occupants qui ont deux enfants comme nous. Ils nous ont dit que le lendemain il y avait une fête de village avec un asado géant (sorte de barbecue) offert à tous. En repartant nous avons aussi croisé les Oukilay mais nous n'avons vu que leur 4x4, alors on leur a mis un papier disant qu'on allait à la fête du village le lendemain. Nous sommes repartis vers le bivouac et pour finir la semaine «bord de mer», nous avons encore trouvé un bivouac au bord de la mer.


Lundi 10 octobre

Comme convenu le lendemain, nous nous rendîmes à l'asado géant. Les Oukilay aussi nous ont rejoints! Nous sommes arrivés dans une salle remplie de personnes où était diffusée une vidéo au volume maximum. La vidéo terminée le maire et un ministre ont commencé leurs longs discours, ont élu la miss du village, ont chanté l'hymne national et remercié les œuvres caritatives. Nous nous sommes mis à table, et des personnes sont venues portant chacun un agneau étendu sur une broche. En tout il y avait 30 agneaux. C'était à nous de découper la viande, de prendre notre morceau et de le mettre dans notre assiette. En entrée ils nous ont donné des carottes râpées, de la piémontaise et du pain. Au dessert il y avait 3 énormes gâteaux disposés sur une table, le maire du village est venu souffler sur les gâteaux et nous avons vu que sur les bougies il y était écrit 116 ans.



 Les 6 enfants,(les 6 filles) sommes parties jouer dehors et tout à coup un groupe d'enfants argentins est venu nous poser des questions et l'un d'entre eux savait dire «Bonjour, comment tu t'appelles»? Du coup ils se sont tous mis à dire la même chose. On traduisait pour les filles et les argentins nous demandaient comment dit-on «padres» en français, comment dit-on, etc... Nous sommes repartis vers 15 heures et avons roulé jusqu'à une station essence YPF (pour rappel notre enseigne préférée) où nous avons pu avoir du réseau et remplir des bidons d'eau et de gazole.


Lundi 11 octobre

Le matin nous sommes partis de la station vers midi et sommes allés voir des lions de mer. Il y en avait une dizaine et pratiquement tous des mâles. Quand Julien a approché sa Gopro devant un gros mâle, celui-ci a commencé à faire un son bizarre et à s'approcher de nous. Contrairement aux éléphants de mer, les lions de mers marchent à 4 pattes.








Nous sommes repartis et avons roulé jusqu'au parc «Monumento Natural Bosques Pétrificados» où des centaines d'arbres étaient pétrifiés avec le temps. La gardienne était très sympa et nous a expliqué le processus de pétrification : les arbres ont été couchés par une tempête. Rapidement recouverts de poussières grâce à l'activité volcanique, il n'ont pas pu pourrir et un mélange d'eau, de poussières et de cendres est venu remplir les micro-porosités (des minuscules trous) des arbres et les ont transformé en pierre. Nous avons parcouru un petit sentier pour les apercevoir de plus près et avons remarqué que leurs formes et leurs couleurs étaient restées mais avec une matière identique à la pierre.

12 oct. 2016

Puerto Madrine et Punta Ninfas

Nous avons bivouaqué dans un lieu nommé "million dollars view ". C'était en fait le bivouac où nous avions rencontré, 3 jours plus tôt les "Courtiseurs d'horizons". Cependant, il y avait une colline entre les deux.
Ce magnifique lieu ressemble à un paysage lunaire.


 Nous sommes montés sur une des grosses collines où nous avons fait de très belles photos. Nous étions en hauteur et nous pouvions apercevoir au loin des baleines. Elles se sont rapprochées et nous avons entendu leur souffle, c'était féerique. Les baleines émettaient un chant à la fois doux et ensorcelant. Nous avons profité de cet instant magique pour faire de l'art plastique et reproduire sur nos dessins la vue que nous avions sur les falaises et la mer.





Nous avons passé une nuit dans un camping, où le gérant nous a gentiment fabriqué un adaptateur car les prises en Argentine ne sont pas les mêmes qu'en France et nous avions des difficultés à recharger nos ordinateurs.
Nous savions que la famille "LELAY" était dans les parages, alors nous avons profité d'un réseau wifi pour leur envoyer un message et nous nous sommes donnés rendez-vous à la plage de Doradillo où nous avions vu énormément de baleines.
 Nous nous sommes dit "à 17h à Doradillo". Sachant qu'il était 14h, ça nous laissait largement le temps de faire les courses, de récupérer le linge à la laverie et de laver le camion...Ça c'est ce que nous pensions. Tout se passait bien, nous avions lavé le camion puis nous sommes arrivés à l'étape des courses : dans un grand magasin, avec beaucoup de monde et .... un gros caddie, un très gros caddie. Première difficulté, nous sommes passés à une caisse de -15 articles, la queue se formait et ... comble de malchance la carte de crédit n'est pas passée...Nous avons dû laisser avec regret toutes les bonnes choses que contenait le caddie. Nous avons ensuite récupéré le linge et sommes partis en vitesse à la plage de Doradillo en arrivant à .....18h.

le camion avait bien besoin d'un lavage après toutes ces pistes.


Nous avons retrouvé avec joie nos amies Salomé et Elisa. Nous avons fait un barbecue avec de la viande et en dessert nous avons dégusté des bananes au chocolat cuites dans les braises.... Mmm un vrai délice. 


La famille Oukilay au complet

Le lendemain nous sommes allés à Punta Ninfas où nous avons retrouvé par hasard les Courtiseurs d'horizons. Nous sommes allés au bord de la falaise pour mieux voir la mer. Le soir il a plu et l'eau martelait le camion mais ce n'était pas grave car nous étions bien au chaud. Au levé du jour, nous sommes allés voir les éléphants de mer. Pour nous y rendre il fallait : descendre une échelle en bois qui bougeait beaucoup, gravir des rochers et essayer de ne pas tomber.
En bas la vue était imprenable. Certains mâles entourés de leurs femelles et de leur progéniture ronflaient sur la plage. D'autres attendaient dans l'eau sans doute dans l'espoir d'attraper une femelle.

Les mères dormaient ou donnaient à boire à leurs petits. Nous avons pris de superbes photos et réalisé le défi d'un copain de Julien qui consiste à danser à coté de paysages insolites. Un énorme mâle est venu dans notre direction et nous avons fini de justesse le défi en nous jetant dans les graviers et en hurlant de rire.







Après cette périlleuse et magnifique balade, nous avons construit un barage. Avec l'aide de Samuel, Thomas et de nos fidèles pelles, nous avons creusé des tunnels et fais des petites tranchées pour que l'eau puisse s'écouler doucement. La plupart du temps le petit barrage cassait et nous le refaisions puis l'eau terminait son parcours en chutant le long de la falaise. Nous nous amusions énormément. Pour notre grand bonheur la famille des "Oukilay" est arrivée avec Salomé et Elisa. Nous étions 3 familles françaises !
Pour voir notre bivouac avec les images des Courtiseurs d'Horizon, c'est ici :



 Cette journée s'est terminée avec des crêpes et un film. Nous resterons le lendemain à ce bivouac car la boue s'est installée et les nuages ne cessaient de ramener des petites averses. La piste était inondée et boueuse et les véhicules ne pouvaient pas passer.


10 oct. 2016

En route...quelques chiffres

Cela fait 26 jours que nous roulons et nous avons parcouru 5200 km.
Voici une carte du sud de l'Amérique du sud pour que vous visualisiez notre trajet.

En général nous roulons 3h par jour...parfois 5h...et lorsqu'un bivouac nous plaît vraiment, et bien...nous ne roulons pas !

Nous profitons des heures sur la route pour travailler nos cours, lire, jouer aux cartes et regarder les paysages depuis notre fenêtre.

Lorsque nous avons bien avancé notre travail scolaire nous avons l'autorisation de regarder un documentaire...et lorsque nous avons vraiment bien travaillé, nous regardons un film !



4 oct. 2016

Petit loup avec les pingouins


A la péninsule de Valdès, Petit Loup a cherché une amoureuse :


Puis il en a trouvé une


Et a fini par l'embrasser


Il a aussi vu des éléphants de mer


Ainsi que des baleines




El Condor et la péninsule de Valdès

El Condor et péninsule de Valdès.


Nous sommes allés admirer la plus grosse colonie au monde de perroquets à El Condor en bordure de mer. Cette colonie compte 35 000 nids. Nous avons pu les admirer et surtout les entendre car en effet ils font énormément de bruit. Nous avons remarqué que dans les cavités de la falaise où se trouvaient les nids, les perroquets étaient toujours par couples. Si un perroquet avait le malheur de se tromper de nid, il se faisait rejeter à coups de becs. Les plumes de ces oiseaux sont de couleurs verte sur le dos et jaune et rouge pour le ventre. Nous nous sommes amusés à crier et à courir dans tous les sens pour les faire décoller. Il y en avait des milliers, tous magnifiques.








Après cette extraordinaire découverte, nous sommes rentrés dans l'isthme de la péninsule de Valdès. Pour le premier bivouac, nous sommes allés à la plage de Doradillo et là nous avons vu «LES BALEINES». Elles étaient nombreuses à passer devant nous, nous pouvions voir leurs dos et leurs nageoires. Certaines avaient leurs baleineaux qui nageaient avec elles. Comme pour nous dire bonjour, elles sautaient devant nous.


Le deuxième bivouac était encore sur une plage, cette fois nous n'étions pas seuls, il y avait une dizaine d'autres camions aménagés. Nous avons rencontré des Français, les «courtiseurs d’horizons» qui voyagent en camping-car et commencent comme nous leur voyage. Nous avons sympathisé avec leurs enfants et avec une famille d'Argentins, nous avons essayé de nous faire comprendre pour jouer avec eux.

Le lendemain nous sommes partis un peu plus loin dans la péninsule et nous avons vu des pingouins de Magellan. Il faut dire qu'ils sont vraiment rigolos quand ils marchent en se dandinant.




Un peu plus loin, une colonie d'éléphants de mer se prélassait au soleil. Les mâles nommés «macho» peuvent avoir entre 15 et 100 femelles. Ce sont les mâles qui ont une trompe. Une femelle venait de mettre bas. On pouvait voir son petit essayer de têter. Un mâle pèse environ 4 000kg, la femelle 900kg et un petit environ 44kg à la naissance.