2 févr. 2017

Le refuge de Paséo De Los Monos


Du mercredi 25 au dimanche 29 janvier nous avons été bénévoles au refuge " Paseo de los monos" situé à coté de la ville de Puyo en Equateur. Ce refuge accueille 59 singes, 14 tortues, 3 pecaris (des sangliers), 8 perroquets, 2 margays (des félins) et 5 coatis. La plupart des animaux présents on été abandonnés et ne peuvent plus retourner dans la nature, ils ne sauraient pas se débrouiller seuls. Certains ont été maltraités ou ont manqué de soins.   

Le soir du mardi 24 janvier, nous arrivons sur le parking du refuge. Nous allons nous présenter à Yvan le propriétaire qui est suisse et parle français. Nous discutons un peu avec lui et convenons d'un rendez-vous : demain, à 8h nous viendrons aider dans ce refuge. 

(Etre bénévole c'est travailler sans être payé. En l'occurrence, ici , nous nous occupons de singes et le travail ne manque pas! )

Depuis 3 semaines, deux bénévoles, Sara et Marnie sont présentes et s'occupent de 2 bébés singes.

Sara prend soin de Jackie Brown, qui a 4 mois et est un singe laineux. Sa mère a été tuée par des braconniers. Maintenant, il a une maman adoptive (Sara qui vient d’Allemagne) elle le nourrit, joue avec lui et lui apporte l'affection dont il a besoin. Jackie Brown reste avec Sara, la plupart du temps dans ses bras, 24h sur 24 !
Marnie qui vient d'Australie est la maman adoptive de Béa. Ce capucin a 7 semaines et a été retrouvé dans les rues de Quito. 


Le mercredi, nous démarrons notre journée comme prévu à 8 h précises. 

Avec Sara et Jonathan, qui est un salarié,  nous coupons environ 5 pastèques, 200 bananes et 10 papayes. Ensuite nous les répartissons dans de grandes gamelles. 

La réserve de bananes pour quelques jours

Céleste découpe les fruits après les avoir désinfectés.


Il est 10 h, dans les enclos il y a 2 espaces : un pour la nourriture et l'autre pour vivre. Nous fermons l'espace pour la nourriture en abaissant des trappes, ouvrons la porte de l'enclos et glissons les fruits à l'intérieur. Nous répétons l'opération dans les 15 enclos.

Un singe laineux attendant la nourriture.

Un Coati




Il est maintenant l'heure de manger. Pour l'équipe, c'est le petit déjeuner pour nous c'est le déjeuner. Avec Julien et Jonathan (un membre de l'équipe), nous creusons des tranchées pour fabriquer un nouvel enclos qui accueillera 10 nouveaux singes. 



Irene, Céleste et moi (Lalie) balayons ensuite le sentier et nettoyons les cages. Ça ne sentait pas la rose!!! 


Une nouvelle bénévole arrive. Elle s'appelle Shaina et vient des Etats-Unis.
La journée est terminée nous mangeons le soir à 16 h et retournons au camion. 


Je vous présente Grégorio qui est en liberté dans le refuge
Celui-ci est un chapardeur : il s'amuse à chiper des bananes dans la brouette ! 

Certains singes réclament des caresses. D'autres veulent nos mains pour les mordre...il faut se méfier !



Il y a aussi des tortues.


Le lendemain c'est reparti, youpi !!! 
Nous coupons comme la veille des fruits et les déposons dans les enclos. Nous finissons les tranchées et  plantons des piquets qui soutiendront le grillage. 
Nous mangeons et partons avec la camionnette d'Yvan dans une scierie chercher de la sciure pour tapisser le sol des cages.
Nous remplissons une trentaine de grands sacs et hop nous les hissons dans la camionnette.

Dans la camionnette !

Tout le monde au travail 


Il pleut de grosses gouttes d'eau en arrivant au refuge, Céleste et moi allons chercher des brouettes pendant que les adultes portent les sacs dans leurs bras.


Le travail terminé, nous allons dans la maison d'Yvan pour avoir un peu de wifi. Le chef nous dit que nous avons bien travaillé, ça fait plaisir ! Alors pour fêter ça, maman prépare une bouillie pour tout le monde ! 
La journée est passée très très vite et nous sommes fatigués...nous allons nous coucher tôt.

Le lendemain, après avoir donné à manger aux animaux, nous balayons le sentier et  la maison...Céleste prend Abuela (signifie grand-mère en Espagnol)  sur ses genoux. C'est un capucin blanc et elle est très gentille. 

Un bomberos (pompier) amène un petit boa, j'ai le droit de le porter mais le pompier ne lâche pas la tête. Le serpent était tout froid et avait une bosse sur son corps,  il était en train de digérer un autre animal. 
Nous le plaçons ensuite avec 2 autres boas. Yvan a régulièrement de nouveaux arrivants serpents donc quand il en a trop, il les relâche dans la forêt amazonienne.  



Le bomberos à coté d'Yvan

Il a eu beaucoup de pluie ces derniers temps et un arbre est tombé sur la clôture du marguay (une sorte de guépard en version chat mini avec de gros yeux) Julien,  Yvan et Jonathan la réparent. Heureusement le marguay  ne s'est pas enfui. En attendant, l'animal est placé dans une autre cage avec un autre marguay.  Maintenant, il a faim et c'est moi qui suis chargée de lui donner à manger. Irene me montre une petite cage où il y a des petits poulets et me fait signe d'en attraper un, le plus dodu. Il s'agite, donc je le prend fermement, Julien me filme et je lance le volatile par dessus la clôture.  Le marguay l’attrape en plein vol et mange la tête en premier et termine par le corps. 

Bon appétit !

Nous retournons au camion après cette journée riche en émotions.  

Quatrième et dernière journée : nous faisons la répartition des fruits puis j'amène Shaina et Jonathan pour leur montrer le camion.


 Sur le parking qui aperçoit-on ? Les courtiseurs! Nous discutons avec eux mais partons quand même en direction de Misahualli vers la forêt amazonienne. Nous les laissons entre de bonnes mains ça c'est sur!

L'équipe du paséo : Jonathan, Julien, Irene, Lalie, Sara et Jackie Brown, Céleste, Maman, Marnie et Béa, Shaina...il ne manque qu'Yvan.


Voici la vidéo des courtiseurs d'horizons sur Paséo de los monos:





23 janv. 2017

Les lignes de Nasca


La civilisation Nazca (ou Nasca) est une culture pré-incaÏque  du sud du Pérou qui se développa entre -200 et 600 ap J-C.

21 janv. 2017

Machu Picchu

Le Machu Pichu...ça se mérite !


Le mardi 3 Janvier nous partons du village de Santa Theresa pour nous diriger vers la station d'Hidroélectrica.

La route fait de jolis lacets
Le temps de garer le camion, faire les sacs, mettre tous les dispositifs de sécurité et manger au petit restaurant, nous partons seulement à 13h.
Pendant 2h nous avons marché à coté des rails du train, pour rejoindre Aguas Calientes, aussi appelé Machu Picchu Pueblo.


Aucune voiture ne peut se rendre jusqu'à ce petit village très touristique qui est le plus proche du Machu Picchu. Il n'y a pas de route et on y accède seulement en train, en avion, ou à pied...nous avons choisi la manière économique et nous utilisons nos jambes pendant 11 km.



Le train est très bruyant. Heureusement, il ne passe pas souvent.


Comme le chemin était plat, c'était plutôt facile.
Le soir nous trouvons un hôtel à 25 soles par personne (environ 7€) et un restaurant où nous dégustons (ENFIN!) de la pizza.


Le lendemain nous partons à 7h de l’hôtel et nous prenons notre petit déjeuner dans une boulangerie "française" (Nous n'avons pas retrouvé le bon pain de notre voisin en France et c'était plutôt cher !).

Nous voilà ensuite partis pour une nouvelle randonnée le long du chemin de l'Inca. Pendant 45 minutes nous avons marché seulement sur des marches. Mais les Incas ne sont pas réguliers et leurs marches peuvent être énormes comme toutes petites alors, impossible de prendre son rythme.


Info

Le Machu Pichu est une citadelle inca du XVème siècle. Elle a été découverte par l'américain Hiram Bingham en 1911. Elle est située sur une crête rocheuse à 2430 mètres d’altitude. Cette cité devait compter 500 habitants, il fallut des milliers d'ouvriers et 50 ans pour la construire.
Pour rendre le Machu Pichu habitable il fallut niveler le site, apporter l'eau depuis les cours d'eau par des canaux en pierres et construire des terrasses pour cultiver du maïs, des pommes de terres et de la coca.

Les historiens émettent plusieurs hypothèses à son sujet:

- Certains pensent que la cité fut fondée lors des dernières années de l’Empire Inca afin de préserver leur culture et augmenter leur pouvoir.

- D'autres supposent que le site était déjà déserté et oublié à l'époque de la conquête espagnole.





Il y a de merveilleuses photos du Machu Pichu, mais quand nous l'avons visité il pleuvait et nous ne voyions pas au-delà de 2 mètres.
Nous l'avons malgré tout parcouru pendant plus de 3 heures.

Le Machu Picchu a décidé de jouer à cache cache !









Vers 14h, nous avons décidé de repartir et de faire le chemin jusqu'au camion sous la pluie.



Nous sommes rentrés (toujours le long des rails, toujours sous la pluie, toujours 11 km) au camion et sommes repartis le soir même pour le village de Santa Theresa. 

Nos chaussures étaient trempées et difficiles à enlever.
La route pour s'y rendre est dangereuse, elle passe tout près d'un ravin et les véhicules ne peuvent pas se croiser. Il faut attendre son tour dans des espaces aménagés.


De nombreuses personnes meurent sur cette route. Les familles indiquent les lieux des décès par des croix ou des cœurs plantés  dans la terre.


Peu avant notre passage un glissement de terrain avait eu lieu et tous les voyageurs sortaient de leurs camions.

Le lendemain, nous avons passé une journée très reposante dans l'eau chaude des thermes de Santa Thérésa.